Franck Ribery Show







Sefyu en live au Franck Ribery show au Zénith de Lille, diffusé simultanément le vendredi 6 juin à 20h40 sur Direct 8, RMC et MSN.fr.

# Posté le dimanche 20 juillet 2008 03:44

Sefyu en couv de 5STYLES

Sefyu en couv de 5STYLES
Interview de Sefyu dans 5 STYLES


# Posté le dimanche 20 juillet 2008 03:39

Lyrics : Mon public

Lyrics : Mon public
Mon public est une caillera, si si la famille
M
on public roule en Porsche, non non la famille
Mon public télécharge, c'est rien la famille
Mo
n public pas commercial, mahaliche la famille
M
on public est une caillera, si si la famille
M
on public est dangereux, non non la famille
Mon
public adore le foot, j'sait pas la famille
Mo
n public péte la forme, au top la famille

Livraison a domicile, volontaire est l homicide, si sous la pression, signée zahef le missile ohh
On
dit que mon public c'est de la racaille, des rataille qui marchent cagoulés quand il caille
Qu
ils n'écoutent pas Sky, qu ils marchent qu entre couilles dans le biz il te couille qu a 50 il te dépouille
Ils disent que mon public a 14 piges, qu ils stop l'école en 5eme pour se poster au feux rouges
Q
u ils n'achètent pas mes CD, qu'ils volent ou téléchargent, dans le parking dans la super 5 mon son dans la OCB
I
ls me disent tous que mon public est misogyne qu il y a que des bonhommes, que les femmes font la cuisine
Mon public n'aime pas l'insigne, les juges les saigne, les assignes en justice, longue peine a cause du commis d'office.
On me dit que ma music active les bluebooth, mon public est une caillera mahaliche si ta la frousse.

Mon public est une caillera, si si la famille
M
on public roule en Porsche, non non la famille
Mon
public télécharge, c'est rien la famille
M
on public pas commercial, mahaliche la famille
Mon public est une caillera, si si la famille
M
on public est dangereux, non non la famille
Mo
n public adore le foot, j'sait pas la famille
M
on public péte la forme, au top la famille

Mon
public est dans les salles de sport, il fait des abdos, il fait pousser ces tablettes jusqu'à Amsterdam
Il se te-ma dans la Webcam, critique sur Internet, se balade dans tous les forums de hip hop sous son pseudonyme
Mon public kif partir au bled sur un Quade, sans test ADN fuck la loi moi je leur mets des oigd
Mo
n public vit dans des foyers, maison de redressement. Quoi ?enfance déchiré, il mange

# Posté le dimanche 08 juin 2008 06:02

Interview pour waxx-music

  Interview pour waxx-music
Premier album Qui Suis-Je ? Second album Suis-je le Gardien de Mon Frère ? Aujourd'hui tu t'es trouvé ?

Aujourd'hui je me connais beaucoup mieux. A travers les différentes exriences, les studios, les concerts entre le 1er et le 2nd album, j'ai rencontré énormément de personnes à travers des débats et des conférences. On a abordé pas mal de mes thèmes du 1er album. Vu que j'ai une certaine proximité avec les gens, je n'hésite pas à avoir leur point de vue. C'est ça qui me permet d'avancer. J'ai énormément encaissé et écouté les différents témoignages. Et ça m'a énormément aidé à mieux me connaître. Quand on voit certains jeunes qui disent que nos textes ont de l'impact sur leur façon d'être et leur quotidien, ça fait réfléchir. Ces difrentes expériences m'ont permis de me remettre encore plus en question aussi.

Suis-Je Le Gardien de Mon Frère est un texte sur la fraternité. Tu parler des mères et des sœurs dans Un Point C'est Tout. Quel est ton regard sur la famille ?

C'est vrai que j'ai tendance, sans m'en rendre compte, à évoquer des thèmes qui sont assez familiaux. Des thèmes sociaux aussi. Suis-Je le Gardien de mon Frère ?, c'est plus une symbolique. Qui signifie qu'en tant qu'exemple, que grand-frère, grande-sœur, parent oume ami, on a tous une responsabilité. On doit soutenir nos amis, notre famille. Leur dire leurs torts aussi. Je répète souvent que ça aurait pu être suis-je le gardien de mon fils, de ma sœur, ainsi de suite... J'estime qu'il y a une dégradation vis- à vis d'autrui. On fait moins attention aux personnes qui nous suivent. Ces personnes sur lesquelles on est censé avoir une influence positive, qu'on doit emmener dans de plus hautes sphères. Moi je vis dans un quartier et on est toujours responsable des uns et des autres. On est dans une bulle et on est toujours à l'affut du petit qui va mal traverser ou quelque chose comme ça... Le titre de ce morceau, il faut aussi savoir qu'il est tiré d'une phrase d'un film culte des années 80, New Jack City. A un moment, le grand frère, chef de gang, entraine son petit frère avec lui. Et ce dernier commence à devenir plus important que lui. Donc il attend la moindre petite erreur pour l'assassiner. Et moi, c'était vraiment une scène qui m'avait marqué. Parce qu'il l'assassine alors que c'est lui qui l'a amené à ce niveau-là, qui a fait en sorte qu'il devienne aussi important. Donc, quelque part, il n'a pas assumé tout ce qu'il a fait pour son frère.

Avoir été un éducateur social, ça a eu de l'influence sur ton message, sur ton rap ?

Oui, bien sûr ! Parce que, quand on commence à écrire et qu'on est moins connu, on est un peu dans notre bulle. On ne se rend pas compte de l'impact des mots. On les triture, on les torture, on joue avec le verbe. Et puis après, on se rend compte qu'il peut y avoir des erreurs d'interptation, de compréhension, voire même d'articulation. On emploie parfois un argot qui n'est pas toujours forcément accessible à tous. Au but, moi j'avais une écriture ts stéotypée, très sciale. Par la force des choses, j'ai compris que le public était plus varié que la banlieue. Ca va de Paris à Lyon, Grenoble, les Antilles, le Ségal, le Gabon... C'est vrai qu'il faut faire très attention à la manre dont tu utilises les mots.

Et à l'utilisation des sons aussi ! Je pense à Au pays du Zahef où il y a énormément de bruits de flingues. Pourquoi ?

Il y a une phrase qui revient ts souvent dans le rap, c'est : « le savoir est une arme ». Moi, je me suis servi de ce gimmick de chargeur pour expliquer qu'on peut s'en servir pour du bien comme pour du mal. Sur ce morceau-, j'ai essa de mettre ce chargeur dans différent contexte. En multipliant les « clac-clac » : «en 6ème sur l'école, je voulais clac-clac, j'ai compris que c'était sur mon avenir que je clac-clac. » C'est vrai que dans le rap, le risque c'est que tout soit pris au premier degré. Qu'on pense que je charge pour rien. Mais je pense que quand on rentre dans le fond du morceau, on se rend vite compte qu'il y a plusieurs sens. C'est ça aussi que je veux montrer aux gens : qu'il ne faut pas se fier aux apparences. Il faut apprendre à conntre les gens, ne pas se limiter au partre. Moi j'essaie d'amener les gens vers le fond.

Tu utilises souvent un vocabulaire guerrier, comme sur Molotov 4, un morceau que tu te traines depuis un petit moment...

Pas du tout ! Tout le monde croit que Molotov 4 est un vieux morceau mais c'ets faux ! En fait, j'ai sorti en 2005 une sorte de mixtape, de CD concept avec des artistes d'Aulnay sous bois. Que j'avais effectivement appelé Molotov 4. Mais il n'y avait aucun morceau appelé Molotov 4 dedans. Molotov 4, c'est aussi une structure que j'ai monté avec Therapy a.k.a Deux Zéros 93et Baba.

Tu parles de Baba, ton pote, très présent sur ton album. Comme beaucoup d'autres membres de G8. Il n'y a finalement que ta famille en featuring ?

Oui, il y a les personnes qui sont avec moi depuis le but. Le fait qu'ils soient sur mon album, ça ne veut pas dire que les autres artistes n'en valent pas la peine. C'est juste que j'essaie de monter avec les personnes avec qui j'ai œuv depuis le but. J'ai envie de les mettre en avant parce que j'ai envie qu'ils progressent avec moi. J'ai aussi invité Joey Starr. Parce que Joey, c'est quelqu'un avec qui je m'entends bien. Il est aussi issu du même département que moi. C'est surtout par rapport à la symbolique de NTM. C'est plus un featuring pour montrer la rencontre entre deux rations. Avec celle à l'ancienne, qu'on doit respecter parce qu'elle a amené le Hip-Hop là où il est. Pour savoir où on va, il faut savoir d'où l'on vient. Et puis Seine Saint Denis Style, c'est mythique.

Pour revenir à tes morceaux, parlons du titre Le Journal. C'est quoi ton rapport, aujourd'hui, avec les médias ?

J'ai un rapport particulier. On ne voit jamais mon visage, je ne me montre pas énormément dans les médias. Je pense qu'aujourd'hui, mon rôle est important. Ca montre que la musique prime avant l'image, qu'elle peut avoir un plus grand impact que ça. On peut ne pas paraitre dans tous les magazines et se faire un petit nom, exister. Je constate que les programmateurs télé ne passent pas ce que les gens veulent entendre. Moi, je mène ce combat. Je me montre à ma manre, pas comme les gens veulent me percevoir. Si les gens veulent apprendre à me connaître, je suis prêt à aller vers eux. Je suis quelqu'un d'assez proche des gens. Je respecte même ceux qui me critiquent. Mais c'est vrai que le rap n'est pas respecté au niveau médiatique.

Justement, tu fais partie de ces artistes qui sont disque d'or, remplissent les salles sans être à la télé ni à la radio. Le fait que cet album soit attendu, c'est une revanche pour toi ?

Oui et une belle ! Je veux que cet album là soit symbolique. Je m'appuierais moins sur un succès commercial. Je veux montrer qu'en termes de rap, si cet album réussit à être entendu, ça pourrait changer pas mal de choses.

Tu as un morceau qui s'appelle Mon Public où tu parles de ceux qui « téléchargent mon album sur internet ». Quel rapport as-tu avec ces nouvelles technologies ?

Je pense qu'aujourd'hui, le téléchargement, c'est un peu le contrepied de la vente de disques. Mais en même temps, c'est proportionnel. Les artistes les plus téléchargés sont les plus gros vendeurs de disques. J'en connais qui achètent le CD et téléchargent l'album parce qu'ils écoutent le disque dans la voiture et risquent de le rayer.

Parmi tes combats, il ya aussi la pédophilie sur le titre Sac de Bonbons. Pourquoi avoir choisi de parler de ça ?

Je pense que la musique c'est fait pour ça. Pour expliquer en 3-4 minutes ce que les gens ne peuvent pas dire. J'ai essayé de parler pour ceux qui ne peuvent pas. Un enfant, à part avec des pleurs et des sourires, ca ne peut pas vraiment exprimer son mal-être. J'ai voulu parler au nom de ces enfants qui sont victimes d'adultes. Pour avoir travaillé avec des jeunes, à chaque fois que j'entends des histoires là-dessus, c'est comme si on me plantait un couteau dans le dos. Il fallait absolument que je fasse un morceau là-dessus. Je ne parle pas que pour mon quartier.

Justement, tu ne parles pas que pour certaines personnes puisque tu te bats aussi contre le communautarisme, notamment à travers le morceau 3ème Guerre...

Oui, c'est quelque chose qui me gène énormément. Les politiciens font tout pour nous remettre dans ces formes de communautarisme en parlant d'immigration choisie, de quotas, de discrimination positive. On divise forment quand on applique des critères. Et en plus, il y a un effet pernicieux : quand on parle de discrimination positive, je me sens concer. Parce que même si je suis né et que j'habite sur le territoire fraais, on me fait sentir appartenir à une autre case, pas celle des français. C'est pour ça que certains jeunes rejettent leurs cartes d'identité nationale et revendique appartenir aux pays de leurs parents, qu'ils ne connaissent pas toujours. Quand on rejette les gens, ils s'enferment, se mettent en marge et cé leurs propres gles. La Troisième Guerre, c'est un peu celle des communautés qui ont œuvpour la France à la fin de la seconde guerre mondiale. On leur a promis paix, prospérité, liberté, égalité et fraternité. On les a parqués dans des cités. On ne les a considérés que pour leur force de travail. On ne les a jamais intégrés. On ne leur a jamais demanune force mentale. Et on les a mis tous ensemble. Ce qui créé forcément des tensions puisqu'ils ne se connaissaient pas avant. C'est pour ça que, dans les quartiers, il y a même du racisme entre arabes, noirs, portugais...

Finalement t'as un message peace and love...

Un peu oui. Mais le rap s'est un cliché à la base, pour les gens. Quand on rappe, on met une casquette, on est un jeune de cité qui ne sait même pas s'exprimer. Nous même n'aidons pas à casser ces clichés. Comme on ne veut pas de nous, on ne fait pas d'efforts pour sortir de notre enfermement. Mais, finalement, moi j'ai un message, comme tous les artistes, tous les poètes. C'est juste la forme du rap qui est mal considérée. Et ca nous met dans une case, ça nous freine.

Dernière question de simple curiosité : qui est le jeune qu'on entend sur Suis-Je le Gardien de Mon Frère ?

C'est mon petit frère ! J'ai joué le jeu jusqu'au bout. Je l'ai amené en studio, je lui ai fait écouter le titre et je lui ai demandé de m'accompagner sur le morceau. Je pense que ça pourra l'aider à comprendre certaines choses. Quitte à en faire profiter quelqu'un autant que ce soit le principal intéressé.

Waxx-music

# Posté le lundi 02 juin 2008 12:59

Modifié le lundi 02 juin 2008 13:31